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Affirmation de soi

Invincible!

Il m’est arrivé rarement d’entendre quelqu’un dire:  » Je me sentais invincible! » C’est ce que m’a témoigné Julie. Julie m’avait raconté son histoire rapidement sur le coin d’un bar il y a quelques années ou peut-être dans un resto, je ne me souviens plus! À moins que ce soit dans un resto-bar? Lol! Ceci dit, son récit m’avait traversé, son état était différent du mien c’était clair. J’y ai beaucoup réfléchi et j’ai tiré de son expérience des ingrédients favorables à la guérison du stress chronique. Ça s’appelle faire un switch dans sa vie!

Dernièrement, j’ai repris contact avec elle, je voulais m’assurer que mes souvenirs étaient justes. Elle a accepté une entrevue.

Point de départ, Julie s’était promise un grand voyage pour célébrer ses 40 ans, elle en avait marre de sentir cette obligation de tout contrôler, de tout planifier, d’être incapable de tracer ses limites et d’entretenir des attentes qui s’avéraient plus décevantes qu’autre chose.

Voici ses symptômes d’alors:

  • anxiété,
  • hamster qui roule 24/7 dans sa tête,
  • problème de sommeil,
  • perte de motivation et de plaisir.

État dans lequel beaucoup de personnes se retrouvent sans se douter que c’est anormal. On croit que c’est ça la vie moderne, que c’est « de même »! Julie savait que c’était anormal. C’est son désir de liberté qui l’a poussé à prendre un billet d’avion pour l’Espagne et répondre à son intuition: faire le chemin de Compostelle.

Le chemin de Compostelle a la réputation des générer beaucoup d’expériences hors de l’ordinaire, si vous connaissez quelqu’un qui l’a fait, vous avez sans doute quelques récits en tête. Julie y a vécu des moments déterminants.

Au troisième jour, elle s’est blessée au genoux, ce même genoux qui l’avait obligé à retarder son voyage de 2 ans; un accident de ski. Le lieu et l’évènement était tout indiqué pour faire ce qu’on appelle une sainte colère, ce qu’elle fit. Cet accident avait le pouvoir de mettre son projet de rencontre avec elle-même à néant. C’est alors qu’elle a fait un pacte avec la vie (ben oui, quand on fait une sainte colère, on s’adresse directement à qui de droit sans passer par un intermédiaire, l’affaire était majeure): « Je m’engage à prendre soin de moi, de me mettre en priorité et d’écouter mon corps. » Notre aventurière avait débuté son périple dans un esprit de performance; elle n’avait pas accompli tous les Km estimés requis lors de sa première journée de marche, donc elle poussait la machine pour les rattraper. Et bang! Son genoux flanche.

À partir de ce moment, elle a cessé de planifier (nombre de Km à parcourir, gite, etc…), elle s’est mise dans un état d’accueil du moment présent et c’est là qu’elle a goûter au silence dans sa tête, il n’y avait plus cette voix qui parle et s’inquiète de tout. Et c’est en empruntant un chemin alternatif qu’elle a eu le « déclic », elle a vécu, ressenti et intégré l’amour de soi. L’état de grâce! Ce que les marcheurs de Compostelle recherchent… parfois sans le savoir.

Fiche technique

Ingrédients favorables à la guérison du stress chronique:

  • Mobiliser le corps (marcher 874 Km en 6 semaines, c’est comme faire Montréal-Gaspé à pied!)
  • L’intensité (défi d’envergure comportant des moments d’émotions, le cerveau adore l’intensité)
  • Sortir de son cadre habituel (un pays étranger et une langue qu’elle ne maitrisait pas)

Ces ingrédients vous obligent à vivre l’expérience de la confiance, tout contrôler cache un grand sentiment d’insécurité. Tout contrôler, veut aussi dire, ne pas travailler avec le « flow » de la vie, ne pas faire confiance que les hasards, les rencontres, les évènements non-prévus puissent vous soutenir dans vos démarches et faire basculer les choses en votre faveur en un clin d’oeil.

C’est un jeu, la vie est un jeu et pour bien jouer ce jeu, vous avez besoin de rester en équilibre entre la confiance (je ne sais pas ce qui va arriver, mais je fais confiance que ce sera ok pour moi) et l’action (je fais ce qui doit être fait pour atteindre mes buts). Prenez 5 minutes pour réviser un but important que vous vous êtes fixé et que vous avez atteint. Maintenant, posez-vous sincèrement la question: Est-ce que tout s’est déroulé comme je l’avais prévu? La réponse sera NON. C’est ça le jeu de la vie! Et ma définition de « la vie » est la suivante: un système complexe dans lequel tout est interrelié.

Fin de l’histoire

Est-ce que la vie de Julie est devenue un long fleuve tranquille? Et bien non, évidemment. Depuis, elle a rencontré des épreuves dignes de ce nom, toutefois, les états qu’elle a vécus: goûter au silence dans sa tête, être dans un état d’accueil du moment présent, le sentiment d’être invincible, tout ça reste et elle peut y replonger à tout instant, elle sait qu’elle en est capable. Les athlètes olympiques font cela, ce mettre volontairement dans des états émotionnels favorables à leur réussite.

Stratégies au quotidien parce qu’on est pas toujours en expérience optimale!

Vous connaissez sans doute la puissance du quotidien! Ça peut tuer dans l’oeuf tout projet d’expansion en cours. C’est lourd le quotidien (le poids des habitudes et des contraintes) si on ne prend pas soin de l’alléger . Pour rester dans ses « bottines », Julie fait 2 sessions de méditation par jour de 20 minutes (matin et soir), ainsi elle entretient la capacité de son cerveau à basculer dans le circuit de l’expérience directe (vivre le moment présent), elle fait également des randonnée en nature, participe à l’occasion à des retraites de yoga ou de silence et elle choisit ses relations (tellement important).

Je sais ce que vous vous dites: « Je ne peux pas m’offrir ce genre d’aventure, j’en ai pas les moyens, ni le temps! »  » En plus, j’ai des enfants à m’occuper! » Moi, je ne suis pas capable de ce genre de chose! ». Ouvrez un peu votre esprit. Commencez par de petits défis. Offrez-vous du temps de qualité seul avec vous-même. Commencez à vous passionner pour votre vie. Et donnez m’en des nouvelles! J’aime tellement avoir de vos nouvelles! Aussi, je recherche d’autres personnes qui ont eu des parcours de ce genre, si vous êtes l’une d’elles, j’aimerais avoir l’occasion de faire une entrevue avec vous pour raconter votre histoire. Parce que les histoires inspirent les gens!

Cathy Dumont

Agente de changement passionnée

Le stress: mes observations sur le terrain

Cette dernière année, j’ai beaucoup offert de formations concernant la gestion du stress. Mon souci d’offrir des outils pertinents est toujours le même, c’est-à-dire prioritaire! Et voici ma conclusion: comprendre que le stress engage tout le corps est une première étape essentielle, ensuite, appliquer une méthode de résolution de problèmes s’avère indispensable pour maîtriser les agents stresseurs, mais quoi encore? L’étape suivante est l’affirmation de soi. Les personnes qui vivent beaucoup de stress sont celles qui ont du mal à exprimer et faire respecter leurs limites; à dire NON. C’est en réfléchissant à cette observation terrain que je suis tombée sur le livre du Dr Gabor Maté: Quand le corps dit NON, le stress qui démolit. Heureux hasard!!!

J’observai auprès de mes participants, qu’en plus d’utiliser l’outil de résolution de problème, des outils d’autorégulation et de développer la conscience de soi, il fallait aussi arriver à exprimer clairement ses besoins, définir ses limites et demander de l’aide lorsque la situation l’exige. Ce que le Dr Maté avance dans son livre est l’aspect suivant: si une personne n’arrive pas à verbaliser ses besoins et émotions, c’est son corps qui se charge de dire NON et malheureusement, cela prend souvent la forme d’une maladie. Comme je le dis toujours; le corps ne ment jamais!

Un facteur de risque: le refoulement

« Dans de nombreuses études sur le cancer, le facteur de risque le plus souvent identifié était l’incapacité d’exprimer ses émotions, et plus particulièrement ses émotions liées à la colère. Le refoulement de la colère n’est pas un trait émotionnel abstrait qui entraîne mystérieusement la maladie. Il s’agit d’un facteur de risque majeur parce qu’il augmente le stress physiologique que subit l’organisme. Il n’agit pas seul, mais en conjonction avec d’autres facteurs de risque susceptibles de l’accompagner, comme le désespoir et le manque de soutien social. La personne qui ne sent pas ou n’exprime pas d’émotions « négatives » sera isolée même si elle est entourée d’amis, car elle ne dévoile pas sa vraie nature. Le sentiment de désespoir découle de l’incapacité chronique d’être vrai avec soi-même, au plus profond de son être. Et ce désespoir mène à l’impuissance, puisqu’on a l’impression que plus rien ne peut faire une différence. »

Quand le corps dit non – Le stress qui démolit, du Dr Gabor Maté, les Éditions de l’Homme, Canada, 2003, pages 129 et 130.

C’est donc avec plaisir que je vous annonce que je m’appliquerai, dans les prochains mois, à développer cette suite logique dans mon Programme d’intégration en gestion du stress.

N’hésitez pas à partager!

Cathy Dumont, formatrice et conférencière

 

 

Conférencière très intéressante et très enthousiaste. C’est intéressant d’avoir du théorique et du pratique. Utile autant dans la vie professionnelle, que dans la vie personnelle.

Très intéressant, cette formation aidera plusieurs employé(e)s à observer les symptômes du stress surtout dans les périodes de travail intenses… Merci pour cette initiative! 

Cathy Dumont a su capter notre attention du début jusqu’à la fin. J’ai beaucoup apprécié l’interaction avec le groupe, son dynamisme, son charisme et sa répartie. Bon travail!