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LE BONHEUR AU TRAVAIL ou comment créer des contextes FAVORABLES à la santé psychologique

Et si on confondait à tort : externe et interne? Fixe et évolutif? Objectif et résultat? Le bonheur au travail est devenu un sujet central face au malaise grandissant dans les organisations : l’augmentation des problématiques entourant la santé psychologique des travailleurs.

Objectif ou résultat

Placer le bonheur au travail en terme d’objectif est une grave erreur. Le bonheur est un résultat tout comme la performance d’ailleurs! Et tout comme la performance, il vient et il va. Le niveau de bonheur d’une personne est inégal en fonction de ses phases de vie (personnelle et professionnelle) et des circonstances extérieures incontrôlables qui peuvent l’accabler sur une période donnée.

Une bonne démarche débute par ces questions : Quels sont les contextes dont le bonheur au travail (niveau de satisfaction) est la résultante?

Comment créer un tel contexte en accord avec l’ADN de l’organisation?

Voir les choses de cette manière permet de diminuer la pression sur les organisations (et le département RH qui a été mandaté pour accomplir ce MIRACLE sans que ça ne coûte trop cher! ; )) Tant qu’à moi, enlever de la pression est déjà un bon début. Ça permet de mettre en perspective ce qui est sous la responsabilité de l’organisation et sous la responsabilité individuelle de chaque travailleur. Si l’organisation prend ses responsabilités, les travailleurs prendront les leurs. C’est le même « deal » qui prévaut avec le respect. Respecter d’abord et vous serez respectés.

Maintenant, une organisation peut-elle faire fi du contexte historique dans lequel elle existe? Nous vivons actuellement dans un monde où les humains, petits et grands sont SURSTIMILÉS. Par conséquent, le risque de débordement ne semble jamais bien loin. Vie personnelle chargée et compétitive, vie professionnelle chargée et compétitive, nous sommes en droit de nous demander où et quand une personne normalement constituée pourra trouver détente et repos pour recharger ses batteries (qui ne sont pas inépuisables soit dit en passant! Vos coûts en assurance collective vous le prouvent). Sur un voilier, il est recommandé de ne jamais dépasser 50% de l’utilisation d’une batterie avant de la soumettre à une recharge!

Externe ou interne

C’est dans notre nature de concentrer nos efforts et notre attention sur ce qui est tangible : l’ajout d’une table de ping pong, de plantes vertes (y parait que c’est la mode en ce moment!), de cours de yoga, de services de conciergerie, etc.… Compréhensible, plus facile à se représenter et quoique ces moyens puissent exiger investissement et logistique, une personne/une organisation est en mesure de mettre en œuvre un plan concret pour y arriver.

Mais dite-moi, comment croire qu’il est possible d’aborder une problématique interne (santé psychologique) en l’adressant avec des moyens externes? Et comprenez-moi bien, l’ajout d’une table de ping pong peut vraiment être une excellente idée et donner de bons résultats si elle a été demandé par les employés et est utilisée comme métaphore dans l’organisation, alors elle a un sens. Toutefois, pourra-t-elle, à elle seule ou même une accumulation de moyens externes, pourront-ils créer un contexte dont le bonheur au travail est la résultante? Permettez-moi d’en douter. Une fois la lune de miel passée, les moyens externes risquent de prendre la forme de vieux jouets desquels il est facile de se désintéresser. C’est le diachylon sur l’hémorragie!

Depuis maintenant 50 ans, des chercheurs sérieux s’affairent à comprendre le fonctionnement de la motivation humaine. Ils y sont assez bien parvenus. Nous sommes en mesure de distinguer avec précision les types de régulations liées à la motivation externe et la motivation interne. Je n’entrerai pas ici dans une longue démonstration, toutefois, il a été incontestablement démontré que les régulations liées à la motivation externe sont directement corrélées à l’anxiété. Comprenez comment fonctionne le système motivationnel des humains et vos chances de générer un bon, voire un excellent contexte de travail augmentent substantiellement. En somme, il s’agit de miser sur le développement des personnes, elle se comprendrons mieux, s’assumerons mieux et saurons comment prendre soin d’elle. Une organisation consciente facilite cet apprentissage et soutien le développement de ses gens.

Fixe ou évolutif

De façon générale, les humains adultes se considèrent comme « quelque chose » d’achevé ou qui devrait l’être. Ils aspirent à atteindre une image mentale qu’ils ont intériorisée d’eux-mêmes, de ce qu’ils devraient être. Cette conception de soi est erronée, crée de la confusion, des attentes irréalistes envers soi et envers les autres. La principale peur associée à cette conception est la peur de perdre… de perdre quoi? Son statut, sa crédibilité, son image, le piédestal sur lequel elle a réussit à se hisser. Plus souvent qu’autrement, quand une personne croit être arrivée quelque part c’est qu’il lui reste encore 100 000 km à parcourir.

Essayez de la percevoir… vous savez cette pression à l’impeccabilité en toutes choses, la sentez-vous? Rationnellement, nous savons tous que c’est impossible, mais culturellement ce dont on a l’air est très important et qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour faire partie de la gang! Un petit ménage s’impose dans nos filtres pour retrouver un peu de liberté et de satisfaction.

 

En termes clairs, les approches spectacles (conférence, aménagement, objets) ne vous seront d’aucune utilité.

Fomenter un plan top down non plus. De façon générale, la première préoccupation des travailleurs est d’avoir la possibilité de bien faire leur travail (sentiment de compétence) et d’en être fiers. La clarté des règles pour atteindre cet objectif aide grandement. Délimitez un terrain de jeu clair et ensuite laissez-les jouer sans changer les règles au gré de ce qui vous accommode.

Une stratégie pour réaliser cette proposition : identifiez vos incontournables et établissez les règles ensemble, du concierge au président.

Très souvent, il est plus utile d’enlever des procédures que d’en ajouter pour atteindre un objectif.

En somme, une problématique complexe comme la santé psychologique exige une réflexion qui respecte cette complexité. Nous avons naturellement tendance à simplifier ce que nous ne comprenons pas ou comprenons mal. Une panoplie de tabous obstruent les conversations qui devraient avoir lieu. C’est donc d’abord de courage et de curiosité dont il faut faire preuve… alors les solutions viendront et seront adaptées à l’organisation.

Le bonheur au travail est le résultat d’une volonté affirmée de la part de l’équipe de leader et d’une réelle réflexion.

Cathy Dumont

 

Conférencière très intéressante et très enthousiaste. C’est intéressant d’avoir du théorique et du pratique. Utile autant dans la vie professionnelle, que dans la vie personnelle.

Très intéressant, cette formation aidera plusieurs employé(e)s à observer les symptômes du stress surtout dans les périodes de travail intenses… Merci pour cette initiative! 

Cathy Dumont a su capter notre attention du début jusqu’à la fin. J’ai beaucoup apprécié l’interaction avec le groupe, son dynamisme, son charisme et sa répartie. Bon travail!