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La saine performance

Je déteste la performance. Aujourd’hui, elle est considérée comme le résultat à atteindre : soyons performants, sinon le risque d’être OUT est imminent. Mais, voyez-vous, la performance est un état par défaut, comme le bonheur. On est performant parce qu’on sait comment utiliser nos ressources cognitives et émotives. Vous avez bien lu : émotives. Votre cerveau limbique est un outil de performance tout comme votre cortex préfrontal!

Le but de cet article est de vous présenter les étapes de maîtrise nécessaires à la performance saine.

La pertinence de gérer son stress

«L’attention est aujourd’hui le premier sujet de préoccupation des chefs d’entreprise.» Tony Schwartz, consultant

Pourquoi? L’attention est la clé pour atteindre cette fameuse performance.

Qu’est-ce qui vous empêche d’utiliser et de diriger TOUTE votre attention? Les agents stresseurs non maîtrisés.

Avoir une dispute avec l’être cher la veille d’une réunion importante risque grandement d’être dommageable. Cette dispute devient un mammouth, et vous connaissez l’effet d’un mammouth sur un cerveau : il est gros, il est menaçant et IL PREND BEAUCOUP DE PLACE. En somme, il est énergivore. Voilà pourquoi il est responsable de votre piètre performance.

L’attention est une ressource limitée, le mammouth la prendra toute, et il ne restera que des miettes pour votre réunion, aussi importante soit-elle! Oh, mais vous serez capable de faire votre journée, et si vous êtes très combatif, vous pourriez même bien réussir compte tenu des circonstances. Mais le prix à payer est énorme.

Le danger de se croire capable de combattre un mammouth et de ne donc pas s’en préoccuper, c’est lorsque les mammouths arrivent en horde! C’est là que l’épuisement vous guette, valeureux guerrier!

Démystifier le multitâche

Le multitâche n’existe pas, le cerveau ne fait pas deux choses à la fois, il les fait en alternance. Et l’alternance multiplie le risque d’erreur parce qu’elle divise l’attention.

Stratégies :

  • Planifiez vos tâches à un moment où vous êtes en pleine forme (habituellement le matin). Ordonner les priorités demande beaucoup d’énergie (réflexion consciente). Sachez que le cerveau qui travaille consciemment sur une idée consomme une ressource qui est limitée.
  • De grâce, éteignez tous vos outils de communication numériques. Toute distraction vous enlève de l’attention (et si vous me suivez, vous avez compris que l’attention est extrêmement précieuse).
  • Libérez votre esprit de vos idées en les notant, sinon votre cerveau utilise de l’énergie pour que vous vous en souveniez le moment venu. C’est du gaspillage!
  • Divisez l’information en grands thèmes évocateurs (vous avez 20 tâches à faire, regroupez les tâches qui sont liées les unes aux autres, créez des dossiers thématiques).
  • Commencez par le plus pertinent et non par le plus facile. (Attention! Le principe d’économie nous talonne constamment, votre cerveau reptilien cherche toujours les raccourcis, la facilité et les conclusions hâtives.)
  • Seule exception : il est possible de faire deux tâches à la fois s’il s’agit de routines intégrées. C’est le cerveau ascendant qui prend alors les commandes, et il sait très bien faire ces choses. Moins il est dérangé, mieux il travaille.

Quoi faire quand vous êtes la proie d’une émotion forte?

Ça vous arrive parfois? Allez, allez, soyez franc et dites OUI! Bon, nous sommes donc pareils! (Soulagement! : ))

Dans notre société, les émotions sont considérées comme un signe de faiblesse. Et si on changeait de perspective sur ce point? Selon ce que j’en sais, les émotions sont beaucoup plus utiles si nous les considérons comme une information en temps réel (un feed-back si vous préférez) qui vous indique que vous êtes dans la bonne OU la mauvaise direction. Qui voudrait se retrouver en mer sans gouvernail? Sans nos émotions, nous serions tous à la dérive.

 

Un condensé :

  • Le cerveau limbique est facilement stimulé et s’intéresse essentiellement à la récompense ou à la menace.
  • La réaction de s’éloigner est plus forte, rapide et dure plus longtemps que celle d’aller vers.
  • La réaction de s’éloigner réduit les ressources cognitives, rend plus difficile la réflexion consciente, pousse à avoir une attitude défensive et nous fait interpréter de manière erronée certaines situations comme des menaces.
  • QUAND UNE ÉMOTION EST DÉCLENCHÉE, CHERCHER À LA SUPPRIMER NE FONCTIONNE PAS ou fait empirer la situation vécue.
  • Supprimer une émotion réduit énormément les capacités de la mémoire.SUPPRIMER UNE ÉMOTION PROVOQUE UN MALAISE CHEZ LES INTERLOCUTEURS.
  • Reconnaître une émotion aide à diminuer la stimulation du système limbique.
  • La reconnaissance d’une émotion, pour en réduire la force, doit être verbalisée brièvement : pas de long discours. (Compris, les filles?)

Quoi faire :

  • Entraînez-vous à prendre conscience de vos émotions dès qu’elles se pointent pour les détecter avant qu’elles deviennent trop intenses.
  • Apprenez à nommer vos états émotionnels pour réduire leur impact dès leur apparition.
  • Et plein d’autres trucs à mettre en pratique dans mes formations, il faudra vous y inscrire!

Source : Votre cerveau au bureau de David Rock

Cathy Dumont, formatrice et conférencière

Conférencière très intéressante et très enthousiaste. C’est intéressant d’avoir du théorique et du pratique. Utile autant dans la vie professionnelle, que dans la vie personnelle.

Très intéressant, cette formation aidera plusieurs employé(e)s à observer les symptômes du stress surtout dans les périodes de travail intenses… Merci pour cette initiative! 

Cathy Dumont a su capter notre attention du début jusqu’à la fin. J’ai beaucoup apprécié l’interaction avec le groupe, son dynamisme, son charisme et sa répartie. Bon travail!